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Exemples de correspondance amicale

 
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Noureddine
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MessagePosté le: 28.12.10 11:49    Sujet du message: Exemples de correspondance amicale

Première lettre
 

Galerie Schulse-Eisenstein,                                                                                                               Le 12 novembre 1932 
San Francisco, Californie, USA
 
 
 
 
Herrn Martin Schulse 
Schloss Rantzenburg, Munich, ALLEMAGNE 
 
 

Mon cher Martin,
 

Te voilà de retour en Allemagne. Comme je t’envie … Je n’ai pas revu ce pays depuis mes années d’étudiant, mais le charme d’Unter den Linden agit encore sur moi, tout comme la largeur des vues, la liberté intellectuelle, les discussions, la musique, la camaraderie enjouée que j’ai connues là-bas. Et voilà que maintenant on en a même fini avec l’esprit hobereau, l’arrogance prussienne et le militarisme. C’est une Allemagne démocratique que tu retrouves, une terre de culture où une magnifique liberté politique est en train de s’instaurer. Il y fera bon vivre. 
Ta nouvelle adresse a fait grosse impression sur moi, et je me réjouis que la traversée ait été si agréable pour Elsa et les rejetons. 
Personnellement, je ne suis pas aussi heureux que toi. Le dimanche matin, je me sens désormais bien seul – un pauvre célibataire sans but dans la vie. […] 
Naturellement, tu as bien fait de partir. Malgré ton succès ici, tu n’es jamais devenu américain ; et maintenant que notre affaire est si prospère, tu te devais de ramener tes robustes fils dans leur patrie pour qu’ils y soient éduqués. Quant à Elsa, sa famille a dû lui manquer toutes ces longues années ; ses proches seront également contents de te voir, j’en suis sûr. La jeune artiste impétueux de naguère devenu le bienfaiteur de la famille, voilà un triomphe que tu savoureras modestement, je le sais. 
Les affaires sont toujours bonnes. Mrs Levine a acheté le petit Picasso au prix que nous demandions, ce dont je me félicité ; je laisse lentement venir la vieille Mrs Fleshmann à l’idée d’acquérir la hideuse madone. […] 
J’ai reçu hier une charmante lettre de Griselle. Elle me dit qu’il s’en faut de peu pour que je devienne fier de ma petite sœur. Elle a le rôle principal dans une nouvelle pièce qu’on joue à Vienne, et les critiques sont excellentes ; les années décourageantes qu’elle a passées avec de petites compagnies comment à porter leurs fruits. […] Je n’ai pas écrit à ma petite sœur que tu étais rentré en Europe mais je le ferai peut-être si tu penses que c’est judicieux ; elle ne se lie pas facilement, et je sais qu’elle serait contente de sentir qu’elle a des amis non loin. […] 
 
 
Mon cher Martin, laisse-moi de nouveau t’étreindre par la pensée et transmets mes souvenirs les plus affectueux à Elsa et aux garçons. 
 
Ton fidèle Max 
 
 

Deuxième lettre, réponse
 

Schloss Rantzenburg,                                                                                 Le 10 décembre 1932
Munich, ALLEMAGNE                                         
 

Mr Max Eisenstein 
Galerie Schulse-Eisenstein,  
San Francisco, Californie, USA 
 
Max, mon cher vieux compagnon,
 

Merci de la promptitude avec laquelle tu m’as envoyé les comptes et le chèque. Mais ne te crois pas obligé de me commenter nos affaires avec un tel luxe de détails. Tu sais que je suis d’accord avec tes méthodes ; d’autant qu’ici, à Munich, je  suis débordé par mes nouvelles activités. Nous sommes installés mais quelle agitation ! Comme je te l’ai dit, il ya avait longtemps que cette maison me trottait dans la tête. Et je l’ai eu pour un  prix dérisoire. Trente pièces, et un parc de près de cinq hectares et demi – tu n’en croirais pas tes yeux. Mais il est vari que tu ignores à quel niveau de  misère est réduit mon pauvre pays. […] 
A propos d’Elsa … non, c’est trop drôle ! Voici qui va sûrement t’amuser … je lui ai offert un lit énorme, gigantesque, un lit comme on n’en avait encore jamais vu, deux fois grand comme un lit double, avec des montants de bois sculpté vertigineux. […]Pour les enfants, il y a trois poney (petit Karl et Wolfgang ne sont pas en âge de monter) et un précepteur. Leur allemand est exécrable, tristement mâtiné d’anglais. […] 
Quant à toi, mon bon Max, ce n’est pas parce que nous t’avons abandonné que tu dois devenir un misanthrope. Trouve-toi immédiatement une gentille petite femme bien gironde qui sera aux petits soins pour toi et te nourrira comme un roi, le tout dans la bonne humeur. Crois-moi, ma prescription est bonne, même si elle me fait sourire. 
Tu me parles de Griselle. Cet Vertu de fille a bien gagné son succès. Je m’en réjouis avec toi […]. Bien sûr que tu peux lui donner notre adresse. Nous sommes si près de Vienne qu’elle aura ainsi l’impression de n’avoir qu’à tendre la main pour avoir un foyer. […] 
 
 
Elsa me demande de te faire ses amitiés et Heinrich brûle de dire Hello à son oncle Max. Nous ne t’oublions pas, petit Max. 
 
De tout cœur à toi, 
                                                                                                                                                                Martin 

_________________
A cœur vaillant rien d'impossible.


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MessagePosté le: 28.12.10 11:49    Sujet du message: Publicité

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