FRANÇAIS AU LYCÉE - ALGÉRIE  Index du Forum FRANÇAIS AU LYCÉE - ALGÉRIE
Forum interactif pour enseignants PES et élèves de lycée
 
 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion




 La connaissance non partagée n'a pas vraiment son utilité. ( D. Desbiens) 
 "Un bon maître a ce souci constant : enseigner à se passer de lui."  Razz  "Le projet n'est pas une fin en soi, c'est un détour pour confronter les élèves à des obstacles et provoquer des situations d'apprentissage." Razz "L'enseignant novateur, en entreprenant une démarche de projet, accepte de : 1/ gérer la complexité et l'incertitude; Razz 2/ tenir compte des besoins et des intérêts des apprenants; Razz 3/ créer les conditions permettant l'exercice d'une pensée créatrice: le travail de groupe; Razz 4/ renoncer à la situation magistrale; Razz 5/ agir comme médiateur et non comme dispensateur de savoir." Razz "Selon B. S. Bloom,  3 moments d'évaluation : 1/ en amont du projet : évaluation diagnostique; Razz 2/ au cours du projet : évaluation formative; Razz 3/ en aval du projet : évaluation sommative." Razz
La vulgarisation : un terme équivoque

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    FRANÇAIS AU LYCÉE - ALGÉRIE Index du Forum -> BANQUE DE TEXTES -> Textes argumentatifs
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Noureddine
Administrateur
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 21 Déc 2010
Messages: 709
Masculin
Point(s): 1 913

MessagePosté le: 26.12.10 22:33    Sujet du message: La vulgarisation : un terme équivoque

Le terme de "vulgarisation" souffre d’une connotation péjorative de par son association très fréquente avec l’adjectif "vulgaire" qui renvoie à ce qui est grossier, bas, prosaïque. Olivier Las Vargnas, dans une contribution intitulée "Jeux de rôles au pays de la culture scientifique et technique" s’interroge sur ce qui peut relever du vulgaire dans la vulgarisation scientifique. Aussi, il dénonce les dangers d’une telle vision sur trois niveaux : le contenu, les auteurs et les destinataires. 
La vulgarisation scientifique apparaîtrait ainsi dans son contenu comme une dégradation de la science : « elle offrirait une version "dégradée", voire séductrice , à base d’anecdotes, d’approximations, d’imprécisions, d’amalgames, de fragments et autres préjugés […] La vulgarisation proposerait une science au rabais ». 
D’autre part, les vulgarisateurs seraient perçus comme des "roturiers", c’est-à-dire des auteurs qui n’appartiennent pas à la "noblesse" des scientifiques. Ce sont des journalistes qui se posent comme de simples intermédiaires entre les scientifiques et le public. Or, « il faut bien dire que la vulgarisation est particulièrement efficace quand elle est faite par les scientifiques eux-mêmes ». Enfin, les destinataires seraient assimilés à un vulgum pecus, expression latine qui signifie "le vulgaire troupeau", autrement dit la multitude ignorante. Il s’agirait  d’un public qui ne se pose pas de question, qui n’a aucune idée sur rien. Olivier Las Vargnas ne manque pas de s’insurger contre cette vision vulgaire de la vulgarisation. 
Par ailleurs, un grand nombre de vulgarisateurs ne sont pas satisfaits du choix du terme de vulgarisation apparu au milieu du XIXème siècle. Daniel Jacobi propose par exemple l’expression "popularisation des sciences" plus en adéquation avec l’étymologie du terme vulgarisation (du latin vulgus : "le commun des hommes") qui se rapporte à quelque chose de commun, de répandu. C’est en effet dans cette perspective là que Roger Lesgards, dans la préface de l’ouvrage Science en bibliothèque, donne sa définition de la vulgarisation : « Il s’agit de leur [les non initiés] offrir, dans la langue commune, la possibilité d’éprouver le plaisir de comprendre. "Vulgariser" ne signifie pas abaisser ou rendre trivial. Le verbe doit être pris ici dans sa ligne la plus forte exigence : propager, diffuser, mettre à la portée du plus grand nombre possible de citoyennes et de citoyens ». 
Il s’agit donc de lever l’ambiguïté sur le terme de vulgarisation, d’écarter ce qui relève de l’appauvrissement, de la dévalorisation, pour ne retenir que la notion de démocratisation, d’accessibilité des savoirs scientifiques pour tous. 
D'après Julie CAPIAN et Karen BATAILLE 

_________________
A cœur vaillant rien d'impossible.


Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Publicité






MessagePosté le: 26.12.10 22:33    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    FRANÇAIS AU LYCÉE - ALGÉRIE Index du Forum -> BANQUE DE TEXTES -> Textes argumentatifs Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Portail | Index | créer un forum gratuit | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2016 phpBB Group
-- Theme by ShadyNeighbor - EQ graphic from www.freeclipart.nu/ --
Theme Converted for phpBB2.0.4 by phpBB2.deTraduction par : phpBB-fr.com