FRANÇAIS AU LYCÉE - ALGÉRIE  Index du Forum FRANÇAIS AU LYCÉE - ALGÉRIE
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 La connaissance non partagée n'a pas vraiment son utilité. ( D. Desbiens) 
 "Un bon maître a ce souci constant : enseigner à se passer de lui."  Razz  "Le projet n'est pas une fin en soi, c'est un détour pour confronter les élèves à des obstacles et provoquer des situations d'apprentissage." Razz "L'enseignant novateur, en entreprenant une démarche de projet, accepte de : 1/ gérer la complexité et l'incertitude; Razz 2/ tenir compte des besoins et des intérêts des apprenants; Razz 3/ créer les conditions permettant l'exercice d'une pensée créatrice: le travail de groupe; Razz 4/ renoncer à la situation magistrale; Razz 5/ agir comme médiateur et non comme dispensateur de savoir." Razz "Selon B. S. Bloom,  3 moments d'évaluation : 1/ en amont du projet : évaluation diagnostique; Razz 2/ au cours du projet : évaluation formative; Razz 3/ en aval du projet : évaluation sommative." Razz
la compréhension de l 'ecrit

 
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aminaad
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MessagePosté le: 12.07.11 18:28    Sujet du message: la compréhension de l 'ecrit

•         La compréhension de l’écrit
Bibliographie:         
1) Situations d’écrit  Sophie MOIRAND,CLE International
                    2)Lire, du texte au sens  Gérard VIGNER,CLE International
Qu’est ce que la compréhension?
          DUBOIS : « c’est l’ensemble des activités  qui mettent en relation le stock acquis  passif avec  les possibilités  du texte »
          Le problème: Les possibilités qu’offre le texte ne sont pas perçues de la même façon par les apprenants. Ils ne se comportent pas de la même façon avec le texte. Ils ne se comportent pas de la même manière avec tous les textes.
          Ils adoptent souvent  une lecture linéaire  avec recours au dictionnaire souvent de façon maladroite. Ils ne font pas de hiérarchisation  des informations. Ils n’exploitent pas les indices du texte.
Situations de lecture :
« Il existe des situations de lecture…l’acte de lire s’inscrit dans un processus d’énonciation où le sujet lisant a ses propres intentions de communication qui contribuent de façon non négligeable à prêter son sens au texte » (D.COSTE,I975,P12)
   Si l’on souscrit à cette assertion, on peut essayer de préciser ce que l’on entend par situation de lecture. Avant de s’interroger sur le pourquoi de l’acte de lire, il faudrait distinguer la lecture captive d’une lecture volontaire qui seule relèverait d’une décision ou d’un besoin conscient.
   Si l’acte de lire est conscient, voulu, désiré(et non imposé par l’environnement ou l’institution),pourquoi décide-t-on de lire? Il y a sans doute deux raisons fondamentales; soit on lit par plaisir et il s’agit de la lecture détente, de la lecture loisir; soit on lit pour s’informer, pour chercher une information, au sens large du terme. Et c’est ce type de lecture que nous envisagerons. On peut ajouter à cela qu’on peut lire pour agir (ex mode d’emploi) ou pour apprendre (étudiants, chercheurs etc..)
   Avant d’évoquer le comment lire il importe de remarquer qu’en situation scolaire, les lectures ne sont jamais diversifiées comme elles le sont dans la réalité.
   Seuls des objectifs de lecture bien définis pourront déterminer ce que l’on va lire (le choix des textes)et comment lire (les stratégies de lecture)
Qu’est ce que lire ?
 

 

Une activité oculaire et cérébrale.
L’œil ne passe pas d’un mot à l’autre (flottement, focalisation sur un mot une structure, un titre, balayage, régression, arrêt).
On ne lit pas tous les textes de la même façon. Pour le même contenu conceptuel, il y a différentes modalités d’expression:  la même information peut-être exprimée de différentes manières.
Pour lire et comprendre un texte dans une situation donnée, faut-il lire tout le texte ?faire un survol ? Lire partiellement  ou complètement ?
Dans la majorité des situations de lecture, la lecture est silencieuse :seuls quelques lecteurs peu entraînés auront recours à l’oralisation .La lecture silencieuse est bien plus rapide et plus efficace que la lecture orale qui oblige à suivre le texte lettre après lettre .
Quand on parle de lecture intégrale, il s’agit d’une lecture qui suit effectivement l’ordre du texte mais qui n’est pas à proprement parler une lecture déchiffrage
Lors du processus de compréhension, le lecteur, loin d’être passif, fait intervenir plusieurs  sortes d’hypothèses:
 Tout d’abord comme il ne lit pas n’importe quoi, il fait des hypothèses globales sur le contenu du texte, hypothèses renforcées par la forme du document et de son support, par les titres et les illustrations ou les graphiques ,etc.
 Ensuite au fur et à mesure de sa lecture, des hypothèses plus fines et plus élaborées, d’ordre sémantique principalement ,interviennent pour l’aider à reconstruire  le sens du texte; la poursuite de la lecture entraîne  la confirmation ou l’infirmation des hypothèses antérieures.
Il découle des deux paragraphes  précédents que la compréhension d’un texte  ne surgit pas d’une simple concaténation ordonnée de lectures effectuées  sur chaque phrase isolée.
Il arrive parfois ,surtout en langue étrangère ,que l’on comprenne isolément  chaque phrase d’un texte sans comprendre le sens général de celui-ci, sans être capable de lui donner une quelconque interprétation d’ensemble.
Qu’est ce que la compétence de lecture ?
La compétence de lecture reposerait  sur une triple compétence:
Une compétence linguistique qui relèverait des modèles syntactico-sémantiques de la langue
Une compétence discursive qui reposerait  sur la connaissance des types d’écrits (leur organisation rhétorique) et leurs dimensions pragmatiques (les situations d’écrit)
Une connaissance des références extralinguistiques des textes(l’expérience vécue, les savoir-faire, le bagage socioculturel et la perception cultivée que l’on a du monde)
Dans le cadre d’un apprentissage du français langue étrangère l’ordre chronologique des phases est le suivant:
-  perception des signes visuellement prégnants: on part  des signifiants car tout texte écrit a une fonction iconique qu’on se doit de prendre en compte, et les photos, les dessins, les titres, les effets typographiques sont autant de signes pertinents.
-  repérage des mots-clés et des points forts du texte: grâce à des questions clés, on procède au relevé soit d’éléments formellement proches  -les dérivés par exemple-   soit d’éléments  sémantiquement proches -    para synonymes, hyperonymes  etc
-   à partir de ces points de repère, recherche de l’architecture du texte et réflexion sur les fonctions de ces éléments
-  intervention de données sociologiques,  politiques, culturelles, etc.(en tout cas extra - linguistiques) ,qui viendront préciser la signification de cette organisation du texte et les relations sémantiques entre les éléments pertinents du discours
-   discussion entre les apprenants sur le sens  que l’on donne au texte.
L’analyse  pré pédagogique des textes:
Tout texte destiné à être utilisé dans un cours de langue nécessite une analyse préalable par l’enseignant. On l’appellera analyse pré pédagogique car elle concourt à la préparation de l’acte pédagogique.
Dans le domaine de la compréhension de l’écrit, l’analyse  pré pédagogique  a deux objectifs:

- d’une part,  elle constitue, pour l’enseignant, un moyen d’investigation des fonctionnements d’un texte à différents niveaux(lors d’un cours, il doit pouvoir répondre aux demandes ,pas toujours prévisibles, des apprenants)
-  d’autre part, elle doit permettre à l’enseignant d’imaginer des stratégies pédagogiques pour aider les apprenants à accéder aux sens d’un texte(techniques de repérages, découvertes d’indices, tactiques de vérification par exemple)
GRILLE POUR L’ANALYSE PREPEDAGOGIQUE
On a envisagé trois approches des textes qui, rassemblées, constituent une grille d’analyse. Cette grille provisoire est imparfaite, mais elle est perfectible: chaque enseignant doit établir sa propre grille, compte tenu de ce qu’il veut faire(son objectif),compte tenu de ses apprenants(leurs besoins) et des textes eux-mêmes.
1) APPROCHE SOCIO-LINGUISTIQUE:
a-  Conditions sociologiques de production/diffusion
-ce qui a trait à l’émission
-ce qui a trait à la réception
 

b-Statut du message dans la société considérée:
-officiel/légal/contestataire/clandestin
-variété de langue et statut de cette variété
C)Rôle et statut des interlocuteurs:
-rôle et statut de l’émetteur
-rôle et statut du récepteur
-rapports et positions relatives des interlocuteurs
D)Organisation du produit  en fonction du domaine de référence(par exemple  le texte de vulgarisation médicale, la lettre commerciale)
2APPROCHE LINGUISTIQUE:
A) fonctions du langage:
-émetteur(nature, fonction)
-récepteur(idem)
-forme du message
-canal(revue, affiche, livre, dépliant, lettre)
-référent, domaine de référence
B)Marques formelles de l’énonciation:
-marques personnelles(sujets-énonciateurs)
-marques du référent
-lieu et moment ( de la prise de parole)
C)-Modalités:
-modalités logiques (nécessité, probabilités)
-modalités appréciatives (verbes, adjectifs, adverbes de jugement  et d’attitude)
D) Actes de parole:
-niveau illocutoire (correspond plutôt à l’intention)
-niveau perlocutoire(correspond plutôt à l’effet produit)
3/APPROCHE LOGICO-SYNTAXIQUE:
A)repérage formel de l’organisation du produit
-alinéas, paragraphes, titres, numérotations, typographie
-articulateurs logiques
B)repérage des relations temporelles:
-étude des marques de temps
-étude du système des temps verbaux
-étude des indicateurs temporels
C)repérage des substituts  et procédés diaphoriques
-déterminants, pronoms
-anaphores,  cataphores (substituts lexicaux)
-répétitions, synonymes
D)repérage des formes de phrases:
-négation; assertion, interrogation, injonction
-nominalisation, extraction,  complétivisation
-apposition, relativisation, adjectivation
          In « SITUATIONS D’ECRIT, »Sophie MOIRAND
Propositions:
·         La compréhension de l’écrit  doit être une activité autonome même si elle s’inscrit dans un projet.
·         Aborder le texte de différentes façons: varier les questions, les formuler de différentes façons, les reformuler.
·         Sensibiliser  les apprenants  à toutes les structurations d’un texte, aux anaphoriques, à la cohérence
·         Enlever les blocages psychologiques qui ôtent l’envie de lire
·         Faire une lecture réactive (réagir) qui enclenche la réflexion, la créativité.
·         Utiliser des textes authentiques.
·         Il n’est pas toujours nécessaire de comprendre un texte à fond. En comprendre l’essentiel suffit.
·         Motiver.
Aider les élèves à devenir performants en compréhension.
Utiliser la lecture pour développer leurs compétences.

·         Poser des questions qui poussent l’élève à la réflexion, à la recherche
·         Eviter les questions qui demandent des réponses automatiques.
·         Développer chez l’élève le sens de la découverte. Chaque fois qu’il explore le texte, c’est positif.
·         Pousser l’élève à trouver la structure du texte, à dégager le type de discours investi.
·         Ce qu’il faut développer chez l’élève  c’est de savoir dépasser  un dictionnaire L’utilisation du dictionnaire de manière mécanique, peut aboutir à des contresens. L’essentiel c’est de mettre l’apprenant dans une situation d’apprentissage (recherche personnelle = découverte personnelle)
A quoi doit-on s’intéresser ou bien quels sont  les indices de lecture?
La notion de contexte:                                                                                                                                                                     -  à la fois de situation: par quelles voies concrètes est-il parvenu sous les yeux de son lecteur ?                                                                                                                                            -au contexte textuel: origine du texte à lire, d’un journal, d’un magazine.
Les principaux paramètres de la communication:
Émetteur, récepteur, destinateur, objet.
Type de texte: nouvelle, poème, fiche technique, tract etc..
La superstructure du texte:    se manifestant  sous la forme d’organisation spatiale, logique, chronologique, schéma narratif   ,                    
La linguistique textuelle:    les modalités logiques et appréciatives,les choix énonciatifs (mode personnel en « je » ou mode impersonnel,    les substituts lexicaux et grammaticaux etc..
La linguistique de la phrase: et ce qu’on peut en tirer pour le sens
Mots et microstructures qui les constituent: sing,pluriel,personnes temps, minuscules, majuscules, préfixes,suffixes,radicaux,marques verbales


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MessagePosté le: 12.07.11 18:28    Sujet du message: Publicité

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fiesta
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Inscrit le: 02 Jan 2011
Messages: 70
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MessagePosté le: 17.07.11 20:32    Sujet du message: la compréhension de l 'ecrit

MERCI INFINIMENT
_________________
Il faut apprendre pour connaître, connaître pour comprendre, comprendre pour juger


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nassimdaz
Invité

Hors ligne




MessagePosté le: 09.09.11 16:48    Sujet du message: la compréhension de l 'ecrit

merci beaucoup ça va m'être d'une grande utilité

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aminaad
Membre

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Inscrit le: 27 Fév 2011
Messages: 20
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Point(s): 35

MessagePosté le: 11.09.11 18:57    Sujet du message: la compréhension de l 'ecrit

de rien .

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Noureddine
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Inscrit le: 21 Déc 2010
Messages: 709
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MessagePosté le: 16.09.11 07:40    Sujet du message: la compréhension de l 'ecrit

Je remercie vivement la collègue aminaad pour ce post très pertinent et utile et je trouve malheureux que les collègues qui en prennent connaissance expriment juste leurs remerciements ou n'en expriment pas mais ne commentent aucunement l'article. 

 
L'enseignant algérien serait-il inapte à discuter pédagogie?  

 
Cordialement. 

_________________
A cœur vaillant rien d'impossible.


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 23:08    Sujet du message: la compréhension de l 'ecrit

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