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Commentaire sur les essais d’OGM dans les Landes

 
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Noureddine
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MessagePosté le: 24.12.10 14:29    Sujet du message: Commentaire sur les essais d’OGM dans les Landes

- L’ensemble des essais prévus dans les Landes concerne des OGM de Monsanto. Quelle confiance peut-on faire dans cette entreprise ? Rappel : en 2000 des scientifiques belges font une découverte inimaginable : le soja transgénique que Monsanto commercialise aux 4 coins de la planète depuis 5 ans, contient des fragments d’ADN inconnus ! Dans cette étude, les scientifiques ont repéré "un segment de 534 paires de bases pour lesquelles, aucune séquence homologue n’a pu être détectée". Ce fragment n’appartient ni au gène introduit, ni à la plante d’origine ! Cet objet génétique non identifié, pourrait influencer le bon fonctionnement des gènes voisins, voire coder lui même une protéine indésirable ou même dangereuse. Le soja RoundUp Ready de Monsanto a été autorisé sur les bases d’une carte génétique incomplète ! Lorsqu’on demande à Monsanto pourquoi ce fragment d’ADN n’est pas mentionné dans le dossier, le directeur scientifique de Monsanto France répond dans "La Libre Belgique" du 17/08/01 que : "LES MÉTHODES ET LES TECHNIQUES ÉVOLUENT. A L’EPOQUE, IL N’ETAIT PAS POSSIBLE D’ISOLER CE FRAGMENT." ( !!!) Monsanto a donc inondé la planète d’OGM agricoles, alors qu’on n’avait pas les moyens de contrôler ce qu’il y avait réellement dans les plantes ! Ce n’est pas nous qui le disons, c’est Monsanto. Depuis des années, la question est posée aux responsables notamment de la CGB : « Comment pouvez-vous être sûrs que dans 10 ans, vous ne nous direz pas de nouveau : "Mais vous plaisantez ! En 2002, on ne pouvait pas savoir !". Secondairement, quelle confiance peut-on avoir dans les responsables scientifiques et  politiques qui savaient eux aussi qu’on n’avait pas les moyens techniques, mais nous ont trompés pendant des années ? 
- D’une façon générale, en ce qui concerne la stabilité de l’ADN transgénique inséré dans le génome de la plante, une étude conduite en 2003 s’est intéressée à la séquence même du transgène dans cinq variétés différentes. Des scientifiques du Laboratoire pour les méthodes de détection et du Laboratoire de Biométrie et d’Intelligence Artificielle de l’Inra (France), ont montré des différences entre les lignées transgéniques déclarées et celles effectivement présentes dans les plantes cultivées : absence de séquences attendues ou présence de séquences d’ADN non prévues. La question est aujourd’hui de savoir quand ces modifications ont eu lieu mais aussi si elles se poursuivent dans la durée. Face à toutes ces questions non résolus, il n’est pas raisonnable de continuer à procéder à des essais en plein air. Je refuse donc que l’on procède à ces essais. 
  
- De plus ces essais ne poursuivent aucune recherche scientifique. Comme répondait un responsable du Service de Protection des Végétaux de Bordeaux aux amis de la Terre des Landes : « Lorsqu’on fait les essais en plein champ, il y a belle lurette que les recherches sont terminées ». Le seul but des essais est de permettre, en effectuant cette étape administrative, de constituer le futur dossier d’autorisation de commercialisation. Le but est clairement de rajouter un nouvel OGM à la liste des OGM alors que l’immense majorité des citoyens français et moi-même, les refusons. 
  
- Dernièrement, le scandale du riz LL601 de Bayer a montré la confiance que l’on peut faire dans les industriels. Ce riz a été expérimenté entre 1998 et 2001. Les expérimentations ont été abandonnées et plusieurs années après ce riz, non autorisé à la consommation humaine, se retrouve dans la chaîne alimentaire un peu partout sur la planète. Cette contamination fait suite à une longue série d’autres scandales comme celui du maïs StarLink. Alors que les OGM sont très peu nombreux, il est clair que les industriels ne contrôlent pas déjà plus la situation. Il est inutile de rajouter d’autres OGM. Je refuse donc que l’on procède à de nouveaux essais. 
  
- Quant aux autorités dites de contrôles, quelle confiance peut-on leur faire alors qu’elles ont, par exemple, laissé faire des plantations commerciales d’OGM sur le territoire du Parc Régional des Landes de Gascogne alors que le Charte du Parc, cosigné par l’Etat, les interdit ? Quelle confiance peut-on faire à des autorités qui n’ont jamais appliqué les lois qu’elles sont censées appliquer, notamment les disposition concernant la transparence et l’information du public, telles qu’elles sont décrites dans l’ancienne Directive 98-220. Je refuse que ces essais aient lieu alors qu’ils seront contrôls par des services qui ont déjà failli à leur tâches.   
  
- La coexistence est impossible entre OGM et culture non OGM. Ce n’est pas nous qui le disons, mais MR Bernard Layre, secrétaire Général des Jeunes Agriculteurs lors du débat de Barcelone du Gers en 2004. A la question d’un agriculteur bio, MR Layre répondit : « Si l’agriculture bio ne veut pas disparaître, il faudra qu’elle accepte un taux de contamination par les  OGM ». Ni Mr Terrain, président de l’Association Générale des Producteurs de Mais et de Maiz’europe, ni Mr Toppan, manipulateur de gène à Biogemma, autre participants au débat, ne l’ont contredit. Ces essais qui ont pour but de mettre sur le marché de nouveaux OGM amèneront inévitablement la contamination des autres modes de cultures, biologiques ou conventionnels. Je refuse donc ces essais. 
  
- En Allemagne, sous la Ministre de l’Agriculture, la Verte, Mme Kuhnast, le soutien à l’agriculture biologique a créé 150 000 emplois, à comparer aux milliers d’emplois que perd chaque année, le « modèle » agricole français ! Si on laisse faire l’introduction des OGM en France, cela signera rapidement l’arrêt de mort de l’agriculture biologique car, comme tout le monde le sait, la contamination est inévitable. Pour les semenciers et les chimistes comme Euralis et Monsanto, ce qui importe, ce n’est pas le nombre d’agriculteurs, mais le chiffre d’affaires. D’ailleurs, derrière les OGM, c’est le modèle nord-américain avec ses exploitations de plusieurs centaines ou milliers d’hectares qui se profile… Je refuse ce « modèle » agricole et je refuse que les risques inacceptables que les OGM représentent pour l’agriculture biologique. Je refuse donc ces essais. 
  
- Les termes utilisés dans l’avis de la CGB sont intéressants. Plusieurs fois on a droit à des « on peut considérer », « dans l’état actuel de nos connaissances », « il peut être considéré »… Cette démarche n’est pas sérieuse. Voici deux cas où il était affirmé aussi de manière sentencieuse que l’on pouvait « considérer ».  
-En 2002, l’Agence britannique pour les Normes Alimentaires publie une étude qui prouve que des gènes insérés dans des plantes agricoles modifiées génétiquement, se retrouvent dans les bactéries de la flore intestinale humaine. Cette découverte pose des questions graves. En effet, de nombreuses plantes agricoles génétiquement modifiées ont reçu des gènes de résistance à certains antibiotiques. On peut logiquement craindre que ces gènes ne passent, eux aussi, dans des bactéries pathogènes du corps humain et que la capacité de défense du corps humain contre les infections ne s’en trouve fortement affectée. Ce risque est dénoncé depuis des années mais jusqu’à maintenant  les autorités politiques et industrielles considéraient que ce transfert de gènes était impossible . En fait, elles avaient beau jeu de l’affirmer puisqu’elles n’avaient jamais pris la peine de vérifier leurs affirmations... 
-En 2005, une étude menée par le gouvernement britannique fait état de la découverte de la première super mauvaise herbe modifiée génétiquement (GM). C’est le résultat du croisement entre un colza GM avec une plante sauvage courante, lors des essais menés 
 en grandeur réelle, à l’échelle d’une exploitation agricole. Jusqu’à maintenant, les spécialistes « considéraient » qu’il serait très difficile pour la moutarde sauvage de se croiser avec du colza et que, même si c’était le cas, il était improbable que les plantes ne survivent. Dans une revue des preuves, menée par l’Agence Européenne de l’Environnement en 2000, celle-ci concluait qu’ "il apparaissait comme étant généralement accepté qu’un flux naturel de gènes ne puisse se produire entre B. napus et S. arvensis (Brassica Napus étant le colza et Sinapis Arvensis une espèce de moutarde sauvage commune)". 
Face à toutes ces inconnues, je refuse ces essais 
  
En novembre 2005, Monsanto a annoncé à ses investisseurs que la firme voyait l’Europe comme “la prochaine opportunité”. Monsanto expliquait que, dans les quatre années à venir, il y a un marché potentiel de 59 millions d’hectares pour son maïs RoundUp Ready et 32 millions d’hectares pour son maïs YieldGard résistant aux insectes. En clair, Monsanto a pour objectif de contrôler l’ensemble de la production de maïs en Europe. La firme compte aussi introduire 1 million d’hectares de ses soja GM. Actuellement, Monsanto n’a l’autorisation dans l’Union Européenne, que pour la culture d’un seul type de maïs résistant aux insectes. Je refuse de voir l’ensemble de cultures importantes pour la France et l’Union européenne passait sous le contrôle de Monsanto. Les essais menés par Monsanto ont pour but de renforcer cette stratégie. Je refuse que ces essais aient lieu. 
  
Dernier point : depuis des années, les citoyens français mais aussi européens s’opposent massivement aux OGM agricoles. Combien de temps peut-on se moquer d’un principe de base de la démocratie ? 
  
Pour toutes les raisons citées précédemment -  ignorance scientifique, incertitudes scientifiques, techniques non maîtrisées, industriels incapables de maîtriser la situation, contamination inévitable, mort de l’agriculture bio, organismes de contrôle au service des industriels et non pas au service des citoyens, objectif de Monsanto de contrôler l’ensemble du maïs européen et français, je vous demande de retirer les autorisations de procéder à des essais d’OGM dans les Landes. 
  
Pour le MON810, manipulation (en terme technique événement) qui est utilisée dans plusieurs essais : 
Il est étonnant que cet événement MON810 puisse encore être utilisé dans des essais alors qu’il a été autorisé dans le cadre de l’ancienne directive 98/220 qui a dû être révisée tellement ses procédures d’autorisation étaient lacunaires et laxistes. Il est étonnant Que Monsanto le représente encore alors qu’il y a encore peu les Ministres européens ont reconnu le droit à la Hongrie de protéger son agriculture et ses citoyens en interdisant le maïs MON810 . 
D'après Les Amis de la Terre 
  

_________________
A cœur vaillant rien d'impossible.


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MessagePosté le: 24.12.10 14:29    Sujet du message: Publicité

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