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TOUT DIALOGUE ABOUTIT-IL A UN ACCORD ?

 
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MessagePosté le: 31.01.11 19:05    Sujet du message: TOUT DIALOGUE ABOUTIT-IL A UN ACCORD ?

- Ne pas se laisser induire en erreur par la formulation : 
 
il ne s’agit pas de savoir si tous les dialogues, de fait, arrivent à un accord. Il s’agit plutôt d’essayer de trouver pourquoi certains y arrivent, d’autres non. Y a-t-il des raisons objectives, qui tiendraient à la nature, ou à la qualité du dialogue en question? 
Dès lors, est-il possible de donner des règles de tout dialogue qui lui garantiraient une conclusion heureuse? 
Mais de telles règles peuvent être elles-mêmes suspectes: faut-il à tout prix arriver à un accord, et pourquoi? Quel type d’accord? Peut-on toujours être d’accord, quel que soit le sujet? Cette volonté d’un accord à tout prix n’est-elle pas le reflet d’une époque qui a fait de la communication une valeur?  
La qualité du dialogue lui-même ne pâtirait-elle pas de cette recherche d’un accord à tout prix, en y perdant son caractère d’errance féconde, de recherche libre? 
  
- Par quoi commencer : 
il faut essayer de définir le dialogue, son fonctionnement, pour y trouver quelle place peut être faite à l’accord, quel rôle est le sien. Accord, mais avec qui? L’accord, est-ce le compromis? 
Il est possible à partir de là de travailler le thème de l’opinion! Etre d’accord, est-ce que ce n’est qu’avoir la même opinion? L’opinion étant une forme d’ignorance, étant mobile et inconsciente d’elle-même, que vaudrait cet accord? Ne serait-ce pas, par exemple par malentendu qu’on croit s’être compris? 
En option: le thème de la violence. Au fond, convaincre quelqu’un, fût-ce par un dialogue en bonne et due forme, n’est-ce pas lui faire violence, le bousculer dans ses opinions? Dans ce cas, on a le choix entre dialoguer sincèrement avec quelqu’un et le convaincre, entre le dialogue et l’accord. L’accord est suspect aux yeux du vrai dialogue, par définition recherche gratuite, spéculation désintéressée. 
  
- pour en arriver à : 
Est-ce qu’un dialogue ne peut pas être réussi sans arriver à aucun accord? Exemple: les dialogues aporétiques de Platon. Ne serait-ce que parce que les deux interlocuteurs se quittent en sachant en pleine connaissance de cause pourquoi ils ne sont pas d’accord? 
Dans ce cas, il faut définir quel peut être le but du dialogue, ce qui fait qu’il est réussi ou non. Pourquoi dialoguer, s’il ne s’agit plus d’arriver à un accord? 
  
  
INTRODUCTION 
  
                De fait, nous voyons se nouer autour de nous, chaque jour, quantité de dialogues, dont certains aboutissent, au sens où ils conduisent à un accord, mais surtout d’autres qui n’arrivent pas à conclure. C’est d’ailleurs sans doute pour pallier ces échecs que l’on assiste à notre époque à l’essor de la communication: comme si multiplier les outils pour communiquer devait permettre d’arriver infailliblement à un accord. Mais cet essor de la communication, paradoxalement, a pour effet pervers la disparition du dialogue en tant que tel: on communique pour prévenir les conflits (sociaux, syndicaux...), pas pour se mettre réellement d’accord.  
Pour répondre à la question si tout dialogue aboutit à un accord, il faudra d’abord que nous nous demandions comment un dialogue peut conduire à un accord, et quel peut être le sens de ce terme “accord”.  
Mais peut-être que tout dialogue, s’il est mené dans les règles, peut, au moins en droit, aboutir à un accord de ce type. Il suffirait d’établir des règles du dialogue et de les suivre. 
Cependant, il n’est pas sûr qu’un dialogue qui ne se conclut pas par un accord ait réellement échoué. Tout dialogue doit-il nécessairement aboutir à un accord? 
       
PREMIÈRE PARTIE: Dialogue et accord. 
 

 
                Comment un dialogue conduit-il à un accord ? Qu’est-ce qui, dans le dialogue lui permet d’arriver à une entente? Et de quelle sorte d’accord s’agit-il ? 
  
                Tout dialogue trouve sa raison d’être dans une situation de désaccord. En effet, si on est d’accord, il n’est pas besoin de dialoguer: on ne ferait que se répéter l’un l’autre. Le dialogue serait donc là pour permettre de dépasser un désaccord de départ pour arriver à un accord.  
En ce sens, sa principale utilité est d’éviter que le désaccord ne conduise au conflit: on dialogue pour réduire un désaccord qui risque toujours de s’aggraver davantage. On discute pour s’entendre, et on veut s’entendre pour ne pas se battre. Voilà pourquoi on cherche le dialogue: pour l’accord qu’il rend possible, ou plutôt, pour désamorcer le désaccord. 
                Mais comment un dialogue permet-il d’arriver à cette pacification, à cet accord? Permet-il réellement d’arriver au résultat escompté? 
Le plus souvent, ce à quoi on assiste, c’est que le dialogue se transforme en négociation, et l’accord auquel on arrive, ce n’est jamais qu’un compromis, ce qui n’est pas un accord. En effet, un compromis consiste toujours en ce que chacune des deux parties renonce à un peu de ses exigences, en rabatte. Le compromis, c’est le plus souvent, le moyen terme, qui ne satisfait personne pleinement et qui relance le conflit à plus ou moins longue échéance, plutôt qu’il ne l’apaise. Plutôt que un accord, c’est un désaccord encore plus radical qui en sort. On pourrait parler d’un faux accord en ce cas. 
                Ce à quoi il faut donc s’efforcer, ce vers quoi il faut tendre dans un dialogue, c’est à une réelle conversion de l’interlocuteur, qu’il adopte à l’issue du dialogue mon opinion à moi, et qu’il en soit convaincu aussi fermement qu’il l’était de son opinion à lui au début du dialogue. En ce sens, le seul véritable accord auquel on arrive par un dialogue, c’est de faire changer d’opinion à son interlocuteur. Pour cela, le meilleur moyen, ce n’est pas d’avoir raison, mais de bien parler. En effet, cet accord-là n’est jamais obtenu que par des artifices de rhétorique: il s’agit d’être persuasif, plutôt que d’être dans le vrai.  
A la différence de convaincre, où je m’adresse à la raison de mon interlocuteur, lorsque je veux le persuader, je m’adresse à ses passions, je l’attaque par ses points faibles (s’il est ambitieux, je lui montre tout ce qu’il peut gagner à adopter mon point de vue, s’il est obstiné, je commence par faire semblant d’être d’accord avec lui pour l’amener progressivement à rallier mon point de vue...). La persuasion n’est jamais qu’une ruse, et si elle a le mérite de faciliter l’accord, elle y arrive trop facilement: l’accord qu’elle extorque ne vaut pas grand chose. Et on sera bien arrivé à un accord, mais au détriment du dialogue: le dialogue n’est plus qu’une lutte, l’interlocuteur un adversaire. Tout se passe comme si on était placé devant une alternative: soit on arrive à un accord, soit on dialogue. 
                 
  
                Le problème, c’est que même cet accord obtenu par le détour de la persuasion n’a rien de durable. Il dure aussi longtemps que le charme du discours qui l’aura produit. On aura bien amené l’autre à changer d’opinion, mais le propre de l’opinion, c’est d’être versatile, changeante. La vraie difficulté n’est pas d’amener l’autre à changer d’opinion: elle est changeante par nature, il n’y a rien d’autre à faire que de lui faire préférer une opinion à celle qu’il a déjà. La vraie difficulté, c’est de le faire se tenir à cette nouvelle opinion. 
  
DEUXIÈME PARTIE: les règles du dialogue 
 
   
                Ce à quoi nous en arrivons donc, c’est à nous demander s’il existe une forme de dialogue qui échappe aux difficultés que nous avons dégagées plus haut. A savoir que le dialogue arrive à un véritable accord, qui ne soit ni un compromis, ni obtenu par la seul persuasion, qui présente tous les caractères de la stabilité et donc ne soit plus de l’ordre de l’opinion. Peut-être que si un dialogue est bien mené, c’est-à-dire suivant des règles, selon les exigences qui sont celles du dialogue lui-même, il serait possible d’arriver, et d’arriver infailliblement à un accord de ce type. 
                C’est du moins ce que semble dire Platon, dans un extrait du Gorgias, 457 d-458 a, où il dégage un certain nombre de règles dialectiques. Pour arriver à une conclusion ferme et définitive, il faut commencer par bien définir les termes du problèmes. On voit trop souvent des dialogues achopper parce que, faute d’une telle définition liminaire, on mettait un sens différent sous les mêmes mots, pour en arriver à un quiproquo. Utiliser les mêmes mots, mais dans des sens différents, revient à ne pas parler de la même chose. Si bien que les interlocuteurs s’irritent l’un contre l’autre, s’accusent réciproquement de mauvaise foi et se quittent sur un désaccord. 
Deuxième exigence socratique: il faut “s’instruire mutuellement”, c’est-à-dire échanger des arguments fondés en raison. Le dialogue devient ainsi un jeu serré de questions et de réponses, d’objections et de réfutations. Je dois prouver ce que j’avance, dès que mon interlocuteur n’est pas d’accord ou exprime le moindre doute, et je dois répondre à toutes ses objections. 
                Si bien que, dans le dialogue idéal tel qu’il est défini par Platon, on en arrive à un type tout à fait particulier de dialogue. A commencer par le rôle des interlocuteurs: ils ne sont plus des adversaires l’un pour l’autre: chacun s’en remet à l’autre pour juger de la validité des arguments qu’il lui propose. Le dialogue progressera par des accords partiels obtenus les uns après les autres jusqu’à un accord final. Ce qui est remarquable, c’est que l’accord final, le résultat auquel arrive le dialogue peut très bien consister en une nouvelle position qui n’était celle d’aucun des interlocuteurs au début du dialogue. C’est-à-dire que le dialogue ne consiste plus à confronter ou à échanger des opinions, mais à chercher la vérité. Il suffit d’accepter de s’en remettre à l’autre, d’accepter de remettre ses opinions en jeu pour pouvoir arriver ensemble à une solution nouvelle. Le dialogue est moins une forme de communication qu’une méthode pour trouver la vérité. 
A côté de cela, le dialogue permet de sortir de l’ordre de l’opinion. Dialoguer ne consiste pas tant à échanger ses opinions qu’à dépasser l’opinion. L’opinion n’est jamais qu’une forme d’ignorance: on ne peut pas dire pourquoi on pense ceci ou cela, tout ce qu’on sait, c’est qu’on le pense. L’opinion exprime plutôt un sentiment qu’il faut passer à l’épreuve de la raison dans un dialogue avec l’autre. En un sens, dialoguer avec autrui me met moi-même enfin au clair sur ce que je pense vraiment, me met d’accord avec moi-même. Une opinion, lorsqu’elle passe l’épreuve du dialogue n’est plus une opinion: elle est devenue un savoir fondé, conscient de lui-même, une vérité d’une validité universelle et d’une parfaite stabilité dans le temps. 
                 
                Mais un tel dialogue, de l’aveu même de Platon, repose sur un présupposé essentiel: il faut préférer être réfuté que de réfuter, préférer arriver à la vérité que de l’emporter sur son interlocuteur. Car seule la vérité peut nous mettre d’accord. Ce n’est pas tellement parce qu’on l’aura trouvée ensemble, c’est surtout parce que c’est la vérité, qu’elle est la même pour tous. 
  
TROISIÈME PARTIE: l’accord est-il bien le but du dialogue? 
 
                 
 
                C’est-à-dire que le dialogue présuppose déjà une certaine forme d’accord: que les deux interlocuteurs soient déjà d’accord pour chercher sincèrement, l’un au moyen de l’autre à arriver à la vérité, à un accord. Et en même temps, il n’est pas sûr que le simple respect de ces règles du dialogue suffise pour arriver à l’accord recherché! 
                En effet, il ne suffit pas que deux interlocuteurs soient d’accord pour pouvoir prétendre avoir trouvé la vérité. Le consensus n’a jamais été un critère de vérité. Il est des questions sur lesquelles on ne peut espérer arriver à la vérité définitive. La vérité n’est-elle pas en un sens infinie? Peut-on aborder dans les délais d’un dialogue toutes les questions qu’il faut se poser pour répondre à une seule question, embrasser tous les points de vue, toutes les perspectives possibles? Le dialogue s’achève toujours trop tôt: on n’aura pas vu toutes les objections possibles, toutes les hypothèses possibles sur la question. Alors, est-on réellement arrivé à la vérité?  
Est-on même seulement arrivé à un accord? Car il est un risque au moins dont on ne peut jamais garantir le dialogue: c’est que l’accord auquel on est arrivé ne soit qu’un semblant d’accord, qu’un malentendu. C’est-à-dire qu’on pense être d’accord sans l’être effectivement, sans jamais se rendre compte qu’on n’est pas d’accord! 
Est-ce que pour ces seules raisons il ne nous faut pas faire notre deuil d’un dialogue qui aboutirait toujours à un accord? 
                 
                En fait, comme le montre Merleau-Ponty, dans son analyse du dialogue (Phénoménologie de la perception), le malentendu, toujours possible dans le dialogue n’a rien de mortel pour lui. Il serait même le moteur du dialogue. En effet, dans tout dialogue, tout au long, que fait-on sinon prêter des intentions à son interlocuteur? Derrière ce qu’il dit, on essaie, on s’efforce de deviner ce qu’il veut dire: on lui prête des pensées, qui ne sont peut-être pas les siennes. Ces idées que j’aurais trouvées à partir de ce qu’il a dit, à la place de ce qu’il voulait dire, ne sont ni de lui (ce n’est pas ce qu’il voulait dire), ni de moi (ce ne sont pas des idées miennes). Mais c’est ainsi que, à deux, on en est venu, non seulement à échanger des idées, mais à en trouver de nouvelles. On a réellement pensé à deux, innové dans le domaine de la pensée, et ce non pas contre le malentendu, mais grâce à lui. “Je lui prête des pensées, il me fait penser en retour”. Alors que Platon définissait la pensée comme “un dialogue silencieux de l’âme avec elle-même”, on pourrait dire qu’avec Merleau-Ponty, la réciproque devient vraie: “dialoguer, c’est penser à deux”. 
                Et en ce sens, tout dialogue est abouti, tout dialogue, pourvu qu’on dialogue vraiment, est réussi. Arriver à un accord n’est que le but apparent du dialogue. Si c’était son but réel, on ne peut que douter de la capacité du dialogue d’arriver jamais à un accord réel qui ne serait pas un malentendu. Non, il faut dire résolument que le but du dialogue, c’est de dialoguer, de prendre l’autre homme comme partenaire dans une opération de pensée qui nous fait surmonter la distance qui nous sépare. Dialoguer, c’est se montrer homme à un autre homme, c’est accepter de considérer l’autre comme un interlocuteur valable, malgré nos différences. Le dialogue, la capacité à dialoguer, c’est à la fois ce qui fait l’humanité de l’homme, et ce qui lui permet de se montrer homme à un autre homme. Et en ce cas, tout dialogue est réussi, pourvu qu’on ait seulement commencé de dialoguer. Le dialogue n’aboutit pas forcément à un accord, mais peu importe: il présuppose un accord plus essentiel, qu’on soit d’accord pour dialoguer. Accepter de dialoguer, c’est déjà être d’accord sur l’essentiel. 

 
  
CONCLUSION 

 
 
                On a donc vu qu’il y a différents moyens pour arriver à un accord dans un dialogue: le compromis, la persuasion, la recherche dialectique... Mais ce n’est pas tellement le dialogue qui est à aménager pour le faire aboutir à un accord. C’est plutôt l’accord ou la volonté d’arriver à un accord à tout prix qui est suspect à nos yeux. En effet, il n’est pas d’accord véritable, définitif: tout accord est toujours provisoire, conditionnel... Mais cela ne diminue en rien ce qui fait l’intérêt du dialogue: même si un dialogue n’est pas arrivé à un accord, il peut être en lui-même réussi, en tant que dialogue. La qualité du dialogue est indifférente à l’issue du dialogue. Un dialogue qui réussit n’est pas forcément un dialogue où l’on est arrivé à un accord. Le vrai dialogue serait même plutôt celui où l’on n’est pas arrivé à un accord, mais où l’on a pris tout le temps et le loisir d’écouter l’autre argumenter, discuter. Risquons une tautologie: un dialogue réussi, un dialogue abouti, c’est un dialogue où l’on aura bien dialogué! 

 
Source : Internet 


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MessagePosté le: 31.01.11 19:05    Sujet du message: Publicité

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